Véronique Margron naît à Dakar en 1957, puis rentre en France en 1961, un an après l’indépendance du Sénégal. La famille s’installe à Orléans, puis Véronique Margron fait ses études de psychologie à Tours, tout en travaillant comme institutrice remplaçante. Elle réussit le concours de la protection judiciaire de la jeunesse en 1981, et travaille en tant qu’éducatrice auprès de jeunes délinquants pendant six ans. Elle se convertit au catholicisme et rejoint l’ordre dominicain en 1989.
Elle fait ses études de théologie à l’Institut catholique de Paris, où elle obtient sa licence, option théologie morale, (2e cycle) sous la direction de Xavier Thévenot en 1990. Elle soutient le 8 septembre 2005 une thèse de doctorat sur travaux sur Le sentiment de solitude sous la direction de Bruno Cadoré. Elle est doyenne de la faculté de théologie catholique d’Angers de 2004 à 2010, première femme nommée doyenne d’une faculté de théologie catholique en France.
Elle écrit des chroniques dans le journal La Croix, dans le mensuel Panorama et dans l’hebdomadaire La Vie, ainsi qu’à l’antenne de la Radio chrétienne francophone. Elle est également conseillère à la rédaction de la revue Études.
Elle est élue présidente des congrégations religieuses de France (Corref) en 2016, et réélue pour quatre ans en 2021. Le Corref a contribué, avec la Conférence des évêques de France, à la mise en place de la Commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Église (Ciase), qui a rendu le « rapport Sauvé ». Son mandat s’achève en novembre 2025.